- Accueil
- Guides et conseils
- Surmonter un deuil
-
Des poèmes réconfortants pour traverser le deuil
Des poèmes réconfortants pour traverser le deuil
Découvrez une sélection émouvante de poèmes réconfortants de grands auteurs comme Victor Hugo, Paul Éluard et Jacques Prévert pour accompagner vos messages de condoléances et rendre hommage à un proche disparu. Ces poèmes, empreints de paix et de consolation, sont idéaux pour les éloges funèbres, offrant un soutien précieux pour traverser l'épreuve douloureuse du deuil.
Mis à jour le 26 mai 2026
Exprimer ses émotions lors de la perte d’un être cher n’est jamais facile.
Pourtant, les mots ont le pouvoir de réconforter, de toucher les cœurs et de rendre hommage à ceux qui nous ont quittés. Un message peut être une source de consolation, une manière délicate et sincère de partager son chagrin, ses souvenirs et son amour.
Cette sélection de poèmes peut accompagner votre message de condoléances, à travers lequel vous pourrez faire parler votre cœur, vos souvenirs, des moments de vie et réconforter la famille.
Ses poèmes réconfortants peuvent aider à apaiser la douleur et à honorer la mémoire d’un père, d’une mère, d’un enfant, d’un grand-parent ou d’un ami.
- C'est un petit recueil en douceur qui met les mots sur la mort et qui nous invite à penser et rendre hommage à nos défunts.
Une série de courts poèmes qui ont pour particularité de tous commencer par « Les gens qui meurent », par ailleurs titre de cet ouvrage publié aux éditions Les Venterniers.
Les textes sont de Mario Alonso et les illustrations sont signées de Laura Penez, comme pour consoler et protéger.
Particularité singulière du recueil : il est fabriqué de manière totalement artisanale.
« Les gens qui meurent »
Extraits
Les gens qui meurent s’inquiètent pour nous.
Les gens qui meurent effacent le monde avec les paupières.
Les gens qui meurent connaîtront enfin le truc.
Les gens qui ont une vue imprenable.
Espoir et réconfort
- Le texte intitulé « La mort n’est rien » est souvent lu lors d’obsèques. La plupart des gens pensent que ce texte a été écrit par Charles Péguy. C’est dans les années 90 que ce texte a fait son apparition dans les cérémonies d’enterrement en France, avec à chaque fois la mention de l’auteur (supposé) : Charles Péguy.
Quelques Péguystes se sont penchés sur « l’affaire » et ont conclu qu’il pourrait s’agir d’une traduction d'un certain Henry Scott Holland, chanoine anglais (1847-1918). Ce texte serait une traduction d’un extrait de Death is nothing at all, sermon en anglais sur la mort intitulé The king of terrors de ce chanoine. Lequel aurait pu aussi s'inspirer d'un texte de saint Augustin. Mais rien ne permet de l'affirmer.
« La mort n'est rien »
La mort n’est rien
Je suis simplement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi.
Tu es toi.
Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné.
Parle-moi comme tu l’as toujours fait.
N’emploie pas de ton différent.
Ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait vivre ensemble.
Prie.
Souris.
Pense à moi.
Prie pour moi.
Que mon nom soit toujours prononcé à la maison comme il l’a toujours été.
Sans emphase d’aucune sorte et sans trace d’ombre.
La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié.
Elle reste ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée,
Simplement parce que je suis hors de ta vue ?
Je t’attends.
Je ne suis pas loin.
Juste de l’autre côté du chemin.
Tu vois, tout est bien.
- Ce texte réconfortant évoque l'espoir et la lumière même au milieu du chagrin. Paul Éluard affirme que, malgré les moments les plus sombres, il y a toujours une ouverture vers le renouveau, une lueur d'espoir incarnée par une fenêtre éclairée, un rêve qui veille, et des gestes de générosité et d'attention. Cette poésie est idéale pour les éloges funèbres car elle rappelle aux personnes en deuil qu'il y a toujours des raisons de continuer à espérer et à partager la vie, offrant ainsi un message puissant de réconfort et de solidarité.
Paul Eluard
« La nuit n’est jamais complète »
La nuit n’est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l’affirme,
Au bout du chagrin,
une fenêtre ouverte,
une fenêtre éclairée.
Il y a toujours un rêve qui veille,
désir à combler,
faim à satisfaire,
un cœur généreux,
une main tendue,
une main ouverte,
des yeux attentifs,
une vie : la vie à se partager.
Paul Eluard, Derniers poèmes d’amour, 1963
- À travers l'histoire de deux escargots en deuil d'une feuille morte, Jacques Prévert évoque la cyclicité de la nature et la renaissance inévitable du printemps, symbolisant l'espoir et le renouveau. Le texte encourage à ne pas s'attarder dans le chagrin et le deuil, mais à célébrer la vie avec ses couleurs et ses joies, comme le conseille le soleil aux escargots.
« Chanson des Escargots qui vont à l'enterrement »
A l'enterrement d'une feuille morte
Deux escargots s'en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s'en vont dans le soir
Un très beau soir d'automne
Hélas quand ils arrivent
C'est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressuscitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voilà le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le cœur vous en dit
Prenez si ça vous plaît
L'autocar pour Paris
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
C'est moi qui vous le dis
Ça noircit le blanc de l'œil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueils
C'est triste et pas joli
Reprenez vos couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes
Se mettent à chanter
A chanter à tue-tête
La vraie chanson vivante
La chanson de l'été
Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C'est un très joli soir
Un joli soir d'été
Et les deux escargots
S'en retournent chez eux
Ils s'en vont très émus
Ils s'en vont très heureux
Comme ils ont beaucoup bu
Ils titubent un petit peu
Mais là-haut dans le ciel
La lune veille sur eux .
Jacques Prévert, Paroles, 1945
Guillaume Appolinaire
- Choisir de lire "L'Adieu" de Guillaume Apollinaire lors des éloges funèbres permet de transmettre un message de réconfort, d'optimisme et de mémoire, tout en honorant dignement la personne disparue. La simplicité du poème rend le message puissant et universel.
« L'adieu »
J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t ’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends
Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913
Souvenir et d'amour éternel
Victor Hugo
- Victor Hugo exprime de manière poignante la souffrance et le chagrin de la perte de sa fille Léopoldine. Cette poésie est un voyage émotionnel vers la tombe de sa fille, symbolisant l'amour éternel et l'importance du souvenir.
« Demain dès l'aube »
Demain, dès l’aube, à l’heure où
blanchit la campagne, Je partirai.
Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Victor Hugo, Les Contemplations, 1856
Charles Baudelaire
- Avec des images évocatrices de lits pleins d'odeurs légères et de divans profonds comme des tombeaux, Charles Baudelaire dépeint un amour éternel et mystique qui survit à la mort. Les cœurs des amants deviennent des flambeaux, éclairant leurs esprits et reflétant une lumière double et éternelle. Lire ce poème lors des éloges funèbres offre une vision réconfortante de l'amour qui perdure, apportant à la fois consolation et une beauté intemporelle à l'hommage rendu.
« La mort des amants »
Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux.
Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.
Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;
Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.
Charles Baudelaire, les Fleurs du mal, 1857
Rendre hommage à un proche disparu
Libra Memoria vous propose également de laisser un message de condoléances directement sur la page commémorative du défunt.
Toutes les personnes ayant témoigné sur cette page en seront informées. Nous vous expliquons comment faire en cliquant sur ce lien.
Alphonse de Lamartine
Réflexion sur la mort
- Cette poésie, extraite de son recueil "Méditations poétiques" publié en 1820, reflète la peine de l'auteur face à la perte de sa bien-aimée Julie Charles, décédée de la tuberculose en 1817. Alphonse de Lamartine y exprime son sentiment de solitude et d'isolement après cette perte dévastatrice.
« L'isolement »
L'isolement souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.
Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ;
Là, le lac immobile étend ses eaux dormantes,
Où l'étoile du soir se lève dans l'azur.
Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon,
Et le vent des forêts, qui mugissait dans l'ombre,
Expire en caressant le sommet du vieux mont.
Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N'éprouve devant eux ni charme ni transports ;
Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante :
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.
De colline en colline, en vain portant ma vue,
Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l'immense étendue,
Et je dis : « Nulle part le bonheur ne m'attend. »
Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.
Que me font ces déserts, ces huttes, ces chaumières,
Ces plaisirs qui charmaient mon cœur désenchanté ?
Vains objets dont pour moi le charme est envolé,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.
Mais si Dieu nous promet une vie éternelle,
N'est-il donc pas un Dieu pour nous consoler ?
N'est-il pas une vie au-delà de la tombe ?
Quand la mort nous appelle, faut-il désespérer ?
Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques, 1820
François de Malherbe
Avec ce poème rempli de réconfort adressé à son ami endeuillé par la perte de sa fille. François de Malherbe reconnaît la profondeur de l'affliction paternelle tout en rappelant la nature éphémère de la vie, en comparant la jeune fille à une rose qui ne vit que le temps d'un matin. Il souligne la réalité inévitable de la mortalité et cherche à apaiser son ami en lui suggérant que la beauté de la vie réside aussi dans sa brièveté. Cette poésie illustre l'importance de la résilience et de l'acceptation face à la perte, tout en respectant la mémoire de l'être cher disparu.
« Consolation à Monsieur du Perrier »
Ta douleur, Du Perrier,sera donc éternelle,
Et les tristes discours
Que te met en l'esprit l'amitié paternelle
L'augmenteront toujours ?
Le malheur de ta fille au tombeau descendue
Par un commun trépas,
Est-ce quelque dédale où ta raison perdue
Ne se retrouve pas ?
Je sais de quels appas son enfance était pleine,
Et n'ai pas entrepris,
Injurieux ami, de soulager ta peine
Avecque son mépris.
Mais elle était du monde, où les plus belles choses
Ont le pire destin ;
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses,
L'espace d'un matin.
Puis quand ainsi serait que, selon ta prière,
Elle aurait usé le fil,
Le fils de l'éternel, et du jour et du père,
Et le fil d'aucun des siens.
François de Malherbe, 1598
Poèmes sur la douleur de la perte
Esther Granek
- La poétesse fait une exploration profonde et émotive de l'amour, de la perte et de la tristesse. Chaque vers exprime des sentiments intenses et variés, passant de la joie et de la merveille à la souffrance et au vide. Ce texte est particulièrement adapté à une lecture lors d'un enterrement car il permet à ceux qui sont en deuil de se connecter et de partager leurs émotions.
« Toi »
Toi c’est un mot
Toi c’est une voix
Toi c’est tes yeux et c’est ma joie
Toi c’est si beau
Toi c’est pour moi
Toi c’est bien là et je n’y crois
Toi c’est soleil
Toi c’est printemps
Toi c’est merveille de chaque instant
Toi c’est présent
Toi c’est bonheur
Toi c’est arc-en-ciel dans mon coeur
Toi c’est distant…
Toi c’est changeant…
Toi c’est rêvant et esquivant…
Toi c’est pensant…
Toi c’est taisant…
Toi c’est tristesse qui me prend…
Toi c’est fini.
Fini ? Pourquoi ?
Toi c’est le vide dans mes bras…
Toi c’est mon soleil qui s’en va…
Et moi, je reste, pleurant tout bas.
Esther Granek, Ballades et réflexions à ma façon
Paul Verlaine
- Lire "Après trois ans" de Paul Verlaine lors d'un enterrement peut offrir un moment de méditation et de réconfort à travers ses thèmes de nostalgie, de permanence et de réflexion sur le passage du temps. Le poète évoque la constance de la nature malgré les changements et les pertes humaines, symbolisant l'idée que, même si les êtres chers nous quittent, leur mémoire et leur essence persistent dans les lieux qu'ils ont aimés.
« Après trois ans »
Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu'éclairait doucement le soleil du matin
Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.
Rien n'a changé.
J'ai tout revu : l'humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin...
Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.
Les roses comme avant palpitent ; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent.
Chaque alouette, chaque abeille est en fête.
Les lierres ont jauni sur la borne de pierre.
Le perron se dégarnit des mousses de l'hiver.
Je reviens, calme et seul, dans ce pauvre enclos clair.
Paul Verlaine, Poèmes saturniens, 1866
À travers des mots empreints d'afflition et de nostalgie, l'auteure évoque le regret de n'avoir pu dire au revoir, la hantise de l'absence et la recherche de réconfort dans les souvenirs et les pensées tendres. La répétition de "au-delà du chagrin, au-delà des soupirs" souligne la quête d'une connexion spirituelle et d'une paix intérieure malgré la douleur persistante.
« Au-delà des soupirs »
Je n’ai pu t’adresser un regard, un sourire, Tu es partie trop vite et sans me prévenir… Immense est mon regret. Je voudrais te le dire Au-delà du chagrin, au-delà des soupirs.
Ta mort hante ma vie. Pour combler ton absence Sans cesse je remue de précieux souvenirs. Je trouve un réconfort en trompant ma souffrance Au-delà du chagrin, au-delà des soupirs.
Mes plus tendres pensées vont vers toi dès l’aurore, Je t’appelle et te parle avant de m’endormir, Et bien étrangement ta voix me berce encore Au-delà du chagrin, au-delà des soupirs.
Isabelle Callis-Sabot
Lire nos articles de notre dossier condoléances
Comment présenter ses condoléances : le guide pratique
15 citations sur le deuil pour honorer un proche
10 messages de condoléances à envoyer par SMS
10 messages de condoléances réconfortants pour le décès d'un collègue
Comment présenter ses condoléances en étant absent à l'enterrement ?
Messages de condoléances : nos conseils et exemples pour trouver les mots justes